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Une lettre d’amour à New York

Lecture 4 min

A Love Letter to New York City

Cinq New-Yorkais parlent de résilience, de créativité et des raisons pour lesquelles ils et elles considéreront toujours l’île (et les arrondissements voisins) comme « chez eux ».

Qu’est-ce qui fait de New York l’une des plus grandes villes du monde ? Les gens, sans doute. Ensemble, la population incarne l’esprit d’entreprise, une attitude qui repousse les limites, un sens du style plein d’aplomb, une innovation artistique sans égal et peut-être, par-dessus tout, une résilience impétueuse, qui se mêle parfaitement à l’énergie de la jungle urbaine. Les New-Yorkais font les choses à leur façon. Ils l’ont toujours fait, ils le feront toujours, mais cela va bien plus loin que ce qui transparaît en surface. Les New-Yorkais se comportent simplement différemment, et cela n’a rien de calculé, il s’agit plutôt d’une certaine détermination alliée à un degré idéal de nonchalance. À l’instar des montures d’Oliver Peoples, aucun chichi, aucune prétention, le classique et l’élégance règnent toujours en maîtres.
Ce qui rend New York si exceptionnelle, c’est qu’il est rare de rencontrer quelqu’un qui y soit né et ait grandi sur l’île.
La plupart des gens viennent pour se retrouver voire réinventer qui ils sont, en y trouvant finalement un chez-soi. Tout comme Oliver Peoples, qui a planté ses racines dans la ville il y a plus de 20 ans, avec l’ouverture de la boutique de SoHo, la deuxième du genre après la boutique phare de Los Angeles. Aujourd’hui, Oliver Peoples rayonne sur toute la ville, avec quatre boutiques. Cette accessibilité, outre l’importance d’Oliver Peoples, a donné à la marque un cachet d’approbation tacite. Le street-style privilégié par les New-Yorkais - raffiné, assuré et classique - se marie parfaitement avec l’esthétique d’Oliver Peoples. Si vous prenez une minute pour regarder les New-Yorkais marcher dans les rues, vous remarquerez que l’uniforme de leur choix comprend souvent des Oliver Peoples.
À l’approche de la Saint-Valentin, c’est une démarche inhabituelle que nous adoptons pour évoquer un autre type d’amour : la forte admiration que l’on peut ressentir pour sa ville, et maintenant plus que jamais, New York mérite cette reconnaissance. Pour célébrer notre amour pour l’île (et ses arrondissements environnants), nous avons parlé à cinq habitants de longue date de la façon dont les nuances de New York ont façonné ce qu’ils sont devenus, et pourquoi, quelles que soient les circonstances (et en particulier avec l’année tout juste écoulée), ils ne sont pas près de partir.

Colin King
Designer d’intérieur et styliste

Colin King wears Desmon

Colin King porte les Desmon sur la promenade de Brooklyn.

Les Desmon, posées sur le carnet de croquis de Colin.

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Qui êtes-vous ? Que faites-vous dans la vie ?Je suis un fils, un frère, un ami et je gagne ma vie en aménageant les choses. Dans mon métier, je peux raconter des histoires, et c’est tout ce que j’ai toujours voulu faire. Je me connecte aux gens, en créant un contexte pour les rituels intimes de la vie des gens. Pour vous, que signifie New York ?La liberté : la liberté de marcher où je veux, à tout moment de la journée et de trouver des trésors cachés. La ville a une façon de me ramener à la réalité, qui me fait sentir connecté au monde. Je vois bien combien cela a radicalement façonné chaque aspect de moi-même et de ma vie. Qu’est-ce qui vous a attiré à New York ? Qu’est-ce qui vous retient ?C’est un sentiment perpétuel de changement et d’évolution - en tant que ville, en tant qu’individu, en tant que communauté, quartier, offre culturelle. New York est à la fois le fournisseur - et le casseur - de ce que vous voulez, de ce dont vous avez besoin, quelle que soit la direction que vous prenez. Même avec le stylisme, la plupart du travail que je produis évoluera, encore et encore. L’aménagement devient une orbite, et les objets en sont les planètes. De la même manière, New York me maintient dans une orbite qui lui est propre. Dès mon arrivée, j’ai été et je reste heureux de travailler et d’évoluer avec cela du mieux que je peux. Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre chez vous ? L’appartement dans lequel je suis actuellement a lui aussi été un travail d’amour, j’y ai ajouté des touches très affirmées, comme des auvents en plâtre, des portes en bois dépouillées, des échanges de luminaires qui font vraiment écho à l’ambiance calme et romantique de l’espace... Quelle est la chose la plus résiliente de New York ?Son esprit. New York est une belle fusion de tant de vies entremêlées, qui construisent, qui cherchent. Je pense qu’il s’agit là d’éléments construits de façon invisible même au sein des structures elles-mêmes, qui définissent la fameuse ligne d’horizon. C’est un endroit qui, aussi vaincu soit-il, ne cessera jamais de battre. Lorsque vous êtes arrivé ici, vous êtes-vous senti comme chez vous tout de suite ?Mes parents m’ont déposé à la résidence de ma fac à Midtown Manhattan et j’étais persuadé d’avoir fait une terrible erreur. Même lorsque l’on rentre de voyage et qu’on arrive à New York, il faut une minute pour retrouver le rythme de la ville. C’est comme monter sur le tapis roulant de l’aéroport, c’est un peu brusque au début mais une fois que l’on s’y habitue, impossible d’imaginer autre chose.

Jessica Willis
Rédactrice de mode et styliste

En acétate audacieux, les Casian se démarquent sur fond de nuances neutres de béton.

Jessica Willis sports Casian

Jessica Willis arbore les Casian dans les rues de New York.

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Pour vous, que signifie New York ?New York, c’est tout pour moi. C’est vraiment la ville de mes rêves. Avec les bons outils, vous pouvez faire une réalité de tout ce que vous désirez, surtout si vous travaillez dur. C’est une ville qui peut vous faire (ou vous défaire). Cela a définitivement fait de moi la personne que je suis aujourd’hui, mais pas sans avoir vécu de nombreuses épreuves. Qu’est-ce qui vous a attirée à New York ? Qu’est-ce qui vous retient ? J’ai toujours voulu vivre à New York. Sex and the City a été un élément central de ma construction personnelle, alors évidemment, j’avais envie de vivre ici. De plus, je savais que je voulais travailler dans l’industrie de la mode, donc c’était un attrait majeur. Ce qui m’a retenue à New York, c’est l’énergie. C’est difficile à expliquer à quelqu’un qui ne vit pas à New York, mais le sentiment est incomparable et assez magique. Si ma journée a été désastreuse, je n’ai qu’à traverser le pont de Manhattan au coucher du soleil, et rien que ce moment parvient à me faire tout oublier, sauf la chance que j’ai de vivre ici. Quelle est la chose la plus résiliente de New York ? Quelle est la chose la plus résiliente chez vous ? La chose la plus résiliente de New York, ce sont les liens forts qui se construisent au sein de la communauté et l’idée que « the show must go on » (le spectacle doit continuer, coûte que coûte). Je suis toujours étonnée de voir comment, quelles que soient les circonstances, les New-Yorkais trouvent un moyen d’assimiler et d’avancer des façons les plus créatives qui soient. La chose la plus impressionnante chez moi, c’est ma persévérance. Il faut en avoir beaucoup dans le secteur où je travaille. Lorsque vous êtes arrivée ici, vous êtes-vous sentie comme chez vous tout de suite ? Je ne me suis pas sentie tout de suite chez moi. Mes deux premières années ici ont été les plus dures de ma vie. Je pense que je suis arrivée ici bien trop sûre de moi, et à la véritable mode de NY, j’ai été renversée.

Les Gregory Peck 1962 pliables accompagnent le carnet de croquis de Colin King sur la promenade de Brooklyn.

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Corey T. Stokes
Directeur de mode, HIGHSNOBIETY

Les Allinger trônent sur un banc à Brooklyn.

Corey T. Strokes is seen wearing Allinger

Corey T. Stokes porte les Allinger.

Pour vous, que signifie New York ?New York, c’est chez moi. C’est vraiment ma deuxième maison (je viens du Michigan), mais je considère que c’est l’endroit où j’ai vécu une seconde naissance. J’ai découvert beaucoup de choses sur moi-même et je me suis fait des amis pour la vie que je considère maintenant comme une famille ici. Avec tout ce qui se passe, qu’est-ce qui vous inspire ? En tant qu’homme noir aux États-Unis, je ne suis pas décontenancé ou choqué par « tout ce qui se passe ». J’essaie de rester focalisé sur le fait de construire, soutenir et encourager mes amis et ma communauté. Je suis inspiré par la résilience des opprimés, la façon dont nous continuons de sourire, de rire et de trouver le bonheur. Quelle est la chose la plus résiliente de New York et chez vous ? Demandez-moi ça dans un an, une fois que nous serons sortis de la pandémie et j’aurai une réponse pour vous (rire). La chose la plus résiliente chez moi, c’est ma rigueur professionnelle. Cela peut parfois être négatif parce que je ne sais pas quand ralentir mais j’apprends de plus en plus à prendre le temps de me reposer. Pouvez-vous décrire New York en quatre mots ? Une relation amour-haine.

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Bianca Valle
Artiste et nutritionniste holistique

Bianca Valle wears Lewen

Bianca Valle avec les Lewen dans un couloir calme.

Les Lewen, posées sur la grille d’un échiquier en plein air.

Pour vous, que signifie New York ?Énergie. Spontanéité. Croissance. Défi. Merveille. Avec tout ce qui se passe, qu’est-ce qui vous inspire ? Je me dois de sourire tous les jours et de décider de faire de cette vie une bonne vie. C’est un mauvais chapitre - pas une mauvaise vie. Qu’est-ce qui vous a attiré à New York ? Qu’est-ce qui vous retient ? Je suis venue ici pour étudier à la NYU et les gens et les endroits merveilleux sont ce qui m’a retenue ici. Quelle est la chose la plus résiliente de New York et chez vous ? Les communautés de New York tiennent vraiment cette ville, elles la font grandir et rayonner, encore et toujours. Je pense que la chose la plus résiliente chez moi est ma capacité à suivre mon instinct et à avoir confiance en mon chemin. Pouvez-vous décrire New York en trois mots ? En un seul même ! L’ART !

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Flynn McGarry
Chef et propriétaire du restaurant Gem

Les Oliver Sun, aux côtés des verres du Gem, le restaurant de Flynn McGarry.

Flynn is portrayed through

À travers les fenêtres du Gem, Flynn porte les Oliver Sun.

Pour vous, que signifie New York ?Pour moi, New York a toujours représenté une infinité de possibilités. Parfois, la possibilité peut apparaître au sein d’une carrière, mais la ville permet de progresser dans tous les secteurs de votre vie. Elle vous donne la possibilité de vivre comme vous le souhaitez et il n’y a jamais de fin à ce qui vous attend. Quelle est la chose la plus résiliente de New York et chez vous ? Les gens qui vivent ici sont les plus résilients, l’amour collectif pour ce que représente cette ville la fera toujours rebondir. Avoir des objectifs solides m’a toujours rendu très résilient. Qu’est-ce qui vous a attiré à New York ? Qu’est-ce qui vous retient ? New York m’a attiré pour sa liberté et sa spontanéité. J’aime avoir pu créer la vie que je voulais ici, tout en sachant que j’ai la flexibilité de changer. Je suis resté parce que ce mode de vie continue de m’attirer à New York, année après année. Pouvez-vous décrire New York en trois mots ? Excitante, frustrante, spontanée.

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TEXTE : Yale Breslin

PHOTOS : Weston Wells